Santé : comment guérir du syndrome de glissement

Se soigner du syndrome de glissementCrédit image Freepik
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C’est en 1967 qu’on utilisa pour la première fois le terme « syndrome de glissement » afin de décrire le trouble ou changement de comportement de certaines personnes très âgées. D’un point de vue médical, ce syndrome est une décompensation plutôt rapide de l’état général d’un personne et qui arrive à la suite d’un accident (intervention chirurgicale, chute, fracture) généralement, ou d’une maladie grave (suivie d’une hospitalisation ou d’un placement, même si elle se trouve en voie de guérison) qui ont beaucoup affaiblie le patient.

Une personne atteinte du syndrome de glissement en est au point de refuser de vivre, mais inconsciemment. Ce syndrome ressemble beaucoup à une dépression, mais n’est pas du tout la même chose et son pronostic est beaucoup plus sombre et péjoratif. Effectivement, la personne concernée se désintéresse totalement pour toutes les choses les plus banales de la vie comme par exemple se mobiliser ou encore se nourrir. Il apparaît que les fonctions intellectuelles sont en détérioration continue. Une autre raison pour l’apparition de ce syndrome n’est pas seulement due à une maladie ou un accident, elle peut aussi être due à un choc psychologique grave comme le décès du conjoint ou d’une personne très proche du patient.

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Les personnes souffrant de cette maladie entraînent dans leur mal-être leurs familles et même les aide soignants qui, psychologiquement parlant s’épuisent et arrivent aux limites de la médecine et parfois même aux limites de leur attachement aux personnes touchées : très souvent, cette maladie affecte le patient à un tel point qu’ils montrent des attitudes violentes, et le manque de savoir faire des personnes voulant aider ne facilite pas la situation. Pour faire face à ce syndrome, il est nécessaire de comprendre toutes les choses à savoir sur ce dernier. En effet, pour pouvoir mieux s’y prendre et apporter un cadre qui permet de mieux expliciter ce que la personne atteinte peut éprouver durant cette période difficile, il est nécessaire d’avoir une approche théorique et très rationnelle de cette maladie. Il est absolument fondamental de mener une réflexion sur les processus psychopathologiques (l’évolution des maladies du psychisme), les mouvements pulsionnels (ou réactions non réfléchies des personnes atteintes, qui agissent sur un coup de pulsion) ainsi que les implications relationnelles du syndrome de glissement (donc les conséquences sur les personnes qui entourent le patient atteint)

C’est en 1956 que, sans avoir de nom pour cette maladie, les symptômes sont décrits et qu’elle est considérée comme étant « un processus d’involution et de sénescence porté à son état le plus complet » par un gériatre du nom de Jean Carrié. Il est très important de faire la distinction entre ce syndrome et les autres maladies amenant à la sénilité de la personne atteinte. Beaucoup d’autres précisions viendront plus tard avec Graux qui insiste sur l’évolution brutale et rapide de cette maladie psychique ou encore Delomier qui donne une définition plus restrictive de cette dernière : il est de l’avis que le syndrome de glissement est plus un état de grande déstabilisation pouvant être pris en main plus facilement si les causes et les symptômes sont reconnus plus tôt.

La plupart du temps, cette maladie touche les personnes âgées d’au moins 70 ans, qui sont fragiles et qui ont été affaiblies auparavant par plusieurs maladies différentes et qui se sont suivies (cela s’appelle un patient poly-pathologique. Cette maladie est donc considérée comme étant le début de la fin de vie de la personne (ou encore appelée un diagnostic d’élimination) mais il ne doit pas empêcher une recherche rigoureuse sur la reconnaissance des symptômes et le traitement de ces derniers.

Comment peut-on reconnaître le syndrome de glissement ?

Toute sorte de maladie chez des personnes âgées touchent également un organe en particulier, ou encore un système organique qui ont été fragilisés au préalable. Ainsi, on peut reconnaître des symptômes physiques sur les patients atteints du syndrome de glissement comme par exemple : l’apparition de diabète ou autre (dû à un dérèglement hormonal), un état psychique confusionnel, une insuffisance cardiaque, une dépression ou de l’anxiété ainsi qu’une faiblesse générale du patient. Également, on voit souvent que la personne atteinte ne retient plus ses urines ou perd connaissance de façon régulière, elle refuse de communiquer, de se mouvoir et de s’alimenter. Suite à cela apparaissent des carences généralisées ainsi qu’affectives ainsi que diverses infections, surtout urinaires et pulmonaires.

Comment traiter cette maladie ?

Comme mentionné plus haut, les personnes entourant le sujet atteint souffrent également des conséquences de ce syndrome. Il est conseillé de se procurer une assistance à domicile pour que le patient puisse avoir un minimum de confort et d’hygiène. Aussi, au mieux faudrait-il faire appel à des équipes spécialisées ainsi que des proches pour les repas, le transport ainsi que les travaux ménagers car à un moment donné, la personne atteinte n’est plus en mesure d’être indépendante, ni physiquement, ni moralement.

Il existe différents types d’organisations qui peuvent venir en aide aux familles des patients. L’une d’entre elles est l’association d’Alzheimer, dont les symptômes sont presque les mêmes que pour ce syndrome.

Il est absolument nécessaire que le patient n’abuse pas des médicaments, voire même s’il y a possibilité d’arrêter certains traitements et de rechercher de nouvelles maladies pour finalement adapter les quantités de médicaments administrés. Aussi, faut-il faire attention à chaque changement physique ou mental, aussi minime soit-il, du patient : escarre, déshydratation, amaigrissement ou même une infection ou une blessure légère.

La prévention est la meilleure arme pour ne pas arriver à des symptômes plus graves : un apport suffisant en vitamines et oligo-éléments ainsi qu’une hydratation (en faisant boire par exemple au moins un litre et demi d’eau par jour au patient). S’il en a encore la capacité physique, la personne devrait également pratiquer une activité physique, évidemment adaptée à son âge tel que le jardinage, une demi-heure de marche tous les jours ou même un petit footing de quinze minutes. Cela permet un retard des symptômes de vieillissement et apporte un certain bien-être moral au sujet atteint.

Pour compléter

[Vidéo] : Respecter le syndrome de glissement chez la personne âgée

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